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Quand un désastre frappe, un groupe de chiens spécialement dressés est prêt à passer à l’action. Le travail éreintant, et parfois pénible, qu’ils accomplissent en fait de véritables héros.
S’il survenait un tremblement de terre, un incendie, une tornade, un accident de train ou l’explosion d’une bombe, votre chien serait-il capable de grimper sur une échelle, de se glisser dans un tunnel, de chercher dans des piles de débris, de patauger dans de la boue à hauteur de cuisse, et de vous avertir de la présence de survivants?
Ne lui en voulez pas s’il en est incapable. Les chiens dressés pour trouver des victimes de désastres, de crimes et d’autres tragédies font partie d’un corps d’élite de chiens de recherche hautement qualifiés. La FEMA ( Federal Emergency Management Agency) reconnaît seulement 36 équipes cynotechniques (formées d’un maitre-chien et d’un chien) comme équipes cynotechniques spécialisées de premier plan (« Type 1 Advanced Canine Teams »).
Toutefois, d’autres organismes d’un bout à l’autre du pays dressent des chiens en fonction de leurs propres normes pour des opérations de recherche et sauvetage.
Il faut beaucoup de temps et d’argent pour dresser ces chiens. En effet, il faut compter jusqu’à trois années de dressage rigoureux au coût de 5 000 $ environ pour qu’un chien obtienne l’accréditation de la FEMA, selon Debra Tosch de la National Search and Rescue Dog Foundation à Ojai en Californie. Les maîtres-chiens, qui pour la plupart sont des bénévoles, doivent souvent défrayer les coûts du dressage eux-mêmes. Mme Tosch constate qu’il existe un besoin criant pour des équipes cynotechniques pour les opérations de recherche en cas de désastres; il faudrait environ 300 équipes supplémentaires.
Grâce à leur sens de l’odorat aigu, les chiens sont tout indiqués pour les opérations de recherche et de sauvetage, explique Mme Tosch. Si leur sens de la vue se compare à celui des humains, leur sens de l’odorat est de 400 à 1000 fois plus puissant que le nôtre.
Quelles sont les qualités requises pour devenir un bon chien de recherche? Les entraîneur recherchent les qualités suivantes :
Outre les chiens de recherche qui travaillent dans des situations de désastre (chiens dressés à déceler l’odeur des humains survivants enterrés sous des débris), il existe nombre d’autres chiens de recherche :
Faites connaissance avec une équipe cynotechnique formée de Jeff Reich de Yellow Springs en Ohio et de son chien sauveteur, Akela. Reich, infirmier dans un centre de traumatologie et ambulancier paramédical bénévole, a adopté et dressé Akela grâce à une subvention d’IAMS. L’équipe travaille avec la Disaster Urban Search and Rescue Ohio Task Force One de la FEMA et avec le Southwestern Ohio Search and Rescue. Elle a déjà participé à neuf opérations de recherche.
Akela, Berger australien mâle de 4 ans aux superbes yeux bleus, a été dressé pour chercher tant les survivants que les cadavres, affirme Reich. « Il m’avertit de façon différente selon le cas, explique-t-il. S’il trouve un survivant, il se concentre sur la victime. Si la victime est décédée, il se concentre sur moi. » Quel que soit le cas, il est dressé pour aboyer pendant 30 secondes lorsqu’il trouve quelqu’un.
Il s’agit d’un travail fastidieux et éreintant. Par une journée froide de janvier, Reich et Akela se sont trouvés pleins de bleus et de coupures après avoir cherché pendant sept heures un agent de la police d’état qui était tombé dans la rivière Ohio en crue. Il ont passé la journée à patauger le long des rives boueuses à travers des amoncellements de débris. Les chiens sauveteurs comme les maîtres-chiens s’enfonçaient dans la boue et ont souvent eu besoin d’aide pour en sortir. Heureusement, les opérations de recherche ne sont pas toujours aussi longues et ardues. Dans un cas, des hélicoptères et des douzaines de personnes ont passé en vain une journée entière à chercher un homme suicidaire qui avait disparu dans la forêt. La journée suivante, on a fait appel à des chiens de recherche qui ont trouvé le cadavre en 13 minutes seulement.
Haut de la pageAu cours des longues années de dressage et de travail en collaboration, le chien de recherche et son maître ont développé une relation spéciale. Même après un quart de travail de douze heures au centre de traumatologie, Reich trouve toujours le temps de travailler avec Akela afin qu’ils soient fins prêts pour la prochaine catastrophe.
Forgé par les longues séances d’entraînement et de travail, le dévouement d’Akela envers son maître n’a d’égal que le dévouement de ce dernier à son travail de recherche de survivants en situation d’urgence. Reich explique que les motivations des gens prêts à se porter volontaires pour un travail aussi difficile sont aussi complexes que nombreuses. Mais la motivation d’Akela, tout comme celle des autres chiens de recherche, pour travailler dans des conditions aussi dures, est très simple. « Il m’aime et me fait confiance; et il fait ce que je lui demande », explique-t-il, en ajoutant que la possibilité de sauver une personne en danger est également un incitatif.
Pour obtenir de plus amples renseignements sur les chiens de recherche, visitez le site Web de la National Disaster Search Dog Foundation à www.ndsdf.org.
Haut de la pageDans une catastrophe, les chiens sont non seulement des héros, mais ils peuvent aussi être des victimes. C’est pourquoi IAMS contribue à parrainer des équipes d’assistance vétérinaire par l’entremise de l American Veterinary Medical Association.
Ces équipes sont déployées lorsque le gouvernement fédéral est appelé dans une zone de catastrophe, et quand les organismes d’assistance locaux ne sont pas en mesure de répondre aux besoins des animaux blessés. Ces équipes mettent sur pied un hôpital vétérinaire mobile sur le terrain pour traiter les animaux blessés et malades et coordonner les soins et l’alimentation de secours des animaux de compagnie qui ont perdu leur foyer.
En 1998, IAMS a offert une subvention de 75 000 $ pour la mise sur pied de ces équipes de vétérinaires mobiles. La subvention sert à payer les coûts de la formation, l’achat d’équipement et la coordination des équipes d’un bout à l’autre des États-Unis. « Nous croyons sincèrement que les animaux de compagnie sont des membres importants des familles et que les gens sont importants dans la vie de leurs animaux », explique le Dr John Talmadge d’IAMS.
« Quand un désastre survient, ce lien est souvent menacé ou brisé. Il est important d’assurer aux gens qu’on prendra aussi soin de leurs animaux. Nous sommes heureux de contribuer à cette entreprise louable, de préserver les liens qui unissent les gens et leurs animaux et d’améliorer leur qualité de vie dans des situations catastrophiques. »
Pour obtenir de plus amples renseignements sur le programme ou pour faire un don pour les opérations de secours, communiquez avec l’ American Veterinary Medical Foundation, Disaster Relief Emergency Fund, 1931 North Meacham Road, Suite 100, Schaumburg, IL 60173.
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